‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 247 sur 406 · XI. — DE l'adultère dans l'europe barbare · texte numérisé non relu

XI. — DE l'adultère dans l'europe barbare

Nos ancêtres de l'Europe barbare ont eu, en ce qui concerne l'adultère, des mœurs tout aussi féroces que celb des sauvages de toute race. Ces mœurs, on les retrouvait encore récemment chez les Tcherkesses du Caucase, où le mari offensé rasait les cheveux de la femme coupable, lui fendait les oreilles et la renvoyait à ses parents, qui la vendaient ou la mettaient à mort *. L'amant était ordinairemenl tué par le mari ou les parents du mari. Chez les Lesjrliis, le mari, qui n'avait pas tué sa femme adultère, en flajrranl délit, la pouvait faire juger par le conseil de la tribu et elle était alors condamnée et lapidée à la mode hébraïque \

Dans les pays germaniques et Scandinaves, l'adullèrc a primitivement été considéré aussi comme un crime énonno. Ainsi les anciens Danois punissaient l'adultère de la peine capitale, tandis que l'homicide s'en tirait par une amenda Les anciens Saxons commençaient par brûler vive la femme adultère, puis, sur son bûcher éteint, ils pendaient ou étranglaient l'amant, son complice. En Angleterre, le roi Edmond assimila l'adultère au meurtre; le roi Canut ordonna que l'homme serait banni et que la femme aurait le nez el les oreilles coupées.

Tacite nous dit que, chez les Germains, la femme .idiiltèn' était promenée, nue, à travers les bourgades. Antérieun'ment aux ordonnances de Canut, cette vieille coutume g<^r-

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