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LADULTÊRË. 281
maine s'était encore conservée en Angleterre. La femme, rasée et nue jusqu'à la ceinture, était traînée hors de la maison de son mari, en présence des parents, puis fouettée par les rues jusqu'à la mort. Son amant était pendu à un arbre.
D'après les lois des Wisigoths et en vertu du talion, la femme adultère, ingénue, était remise au pouvoir de la femme de son amant, si celui-ci était marié. En outré, si ce dernier n'avait pas d'enfants, ses biens étaient confisqués au profit du mari trompé (Liv. III).
Les peines finirent par devenir surtout pécuniaires, au moins pour l'homme. Le titre V de la loi salique et le titre XXXV de celle des Ripuaires condamnent à deux cents sous d'aftiende quiconque enlève une femme mariée. — Un capitulaire de Charlemagne ordonne au ravisseur de rendre la femme et tout ce qu'elle a pu emporter. Si le mari n'exige pas de composition, le comte poursuit d'office, bannit le coupable, le condamne à soixante sous d'amende. Dans notre moyen âge, la femme adultère était d'ordinaire enfermée pour la vie dans un couvent et perdait son douaire. A ces peines on ajoutait parfois la fustigation, ainsi que l'atteste une ordonnance rendue en 1561 *.
Des ordonnances du roi Jean (en 1362), de Charles le Del (en 13"25), de Louis XI (en 1-463) attestent que certaines villes, conservant la vieille coutume, faisaient encore courir l'adultère, nue, à travers la cité. En résumé, jusqu'en 1789, la législation, tout en s'adoucissant, reste indécise, varie suivant les lieux, les circonstances, même la position sociale; mais les atroces ou grossières pénalités des vieux âges sont abolies et oubliées.