‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 252 sur 406 · Laing, Hisl. univ. des voy.^ t. XXVHI, p · texte numérisé non relu

Laing, Hisl. univ. des voy.^ t. XXVHI, p

3. Brodie Cniikshaiik, Un Séjour de dix-huit ans sur la côte d'Or. i. Bowdich, //**/. univ. des voy,, t. XXVllI, p. 4Î5.

véhémentes et réitérées ^ A Hawaî, le mariage était aussi résiliable à volonté, si les deux époux tombaient d'accord sur ce point *. A Taïti, les unions conjugales étaient on né peut plus fragiles ; on se quittait sans cérémonie et les enfants n'étaient point un obstacle, car, par une convention préalable, leur propriété avait été attribuée à tel ou tel des conjoints ^. De même aux îles Garolines, quoique la race fût autre, les mœurs étaient analogues et les gens mariés pouvaient divorcer à leur gré *.

En pays sauvage, cette fragilité extrême des mariages est commune. Toujours l'homme a le droit de répudiation, et assez souvent la réciproque existe. Le fait semble même être moins rare chez les sauvages qu'il ne l'est plus tard, à la période moyenne du développement des civilisations, quand la famille patriarcale est solidement instituée.

Dans l'Amérique septentrionale, bien entendu dans l'Amérique sauvage, terre classique du matriarcat, l'homme jouit néanmoins, presque toujours, du droit de répudiation souvent sans limites; mais certaines tribus ou bien admettent le divorce par consentement mutuel ou bien limitent le droit de répudiation ou reconnaissent certains droits à la femme. Les Malemoutes esquimaux chassent leurs femmesà volonté^, comme le font aussi les Kamtchadales, leurs congénères d'Asie^; mais, chez les Esquimaux, on ne connaît guère que l'union libre et capricieuse; il n'y a pas encore de mariage durable. Il en est à peu près de moine dans un certain nombre de tribus américaines, où le divorce est facile et à la volonté des

i . M. Radiguct, Derniers sauvages^ p. 179.

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