‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 253 sur 406 · Beiiiouski, Ilist. univ. des voy.^ t. XXXI, p · texte numérisé non relu

Beiiiouski, Ilist. univ. des voy.^ t. XXXI, p

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deux parties. Chez les Scintais Dakotas, la femme maltraitée [lar son compagnon a le droit de se retirer ; mais, pour emmener les enfants, il lui faut le consentement du mari ^ Le mariage des Iroquois et de quelques autres tribus voisines se rompait aussi par consentement mutuel. Ces Peaus-Rouges vivaient dans de grandes maisons communes, habitées, chtcune par une fraction de la tribu, une gens^ en conséquence celui des époux divorcés, dont les parents dominaient dans la fjenSj y restait; force était à l'autre de partir*. Les Peaui- Rouges de la Californie pratiquaient aussi ce divorce facile et mutuels Les Navajos reconnaissaient encore à la femme le droit de quitter son mari, mais déjà le point d'honneur masculin entrait en jeu, et Tépoux abandonné devait, soas peine de ridicule, se venger, tuer quelqu'un*. Au Guatemala, la femme et le mari se pouvaientquitter à volonté et sous le plus h'ger prétexte". Les Moxos de l'Amérique de Sud ne voyaient aussi dans le mariage qu'une convention résoluble à la volonté des deux parties 6. Mais, dans beaucoup d'autres tribiK^ peaux-rouges, le droit au divorce semble bien n'être pas n'*ciproque; il est remplacé, au détriment de ta femme, parla répudiation, que le mari peut prononcer d'un mol. Selon l'abbé Domenech, c'est la crainte de ce mot redoutable, qui, dans l'intérieur des wigwams indiens, maintient entre les femmes multiples l'apparence de la bonne harmonie ' . Chez les Chipeouays, un homme prend ou achète une fille de doute ans, puis la renvoie, quand il en est fatigué*. Le mari chinook

1. J.-O. Dorsey, Omaha Socioiogyj in Smithsonian Institution, 188»i. L. Morgan, Ancient Societies^ p. 454. 3 Baricroft, loc. cit., t. I", p. 41 i. i. 1(1., Ibid,, p. 51^.

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