‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 258 sur 406 · Id., Ihid., t. U, p · texte numérisé non relu

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mari de reprendre l'expulsée. Parfois, en cas d'adultère prouvé, le mari renvoie la femme à sa famille, après lui avoir rasé la tête ; la coupable est alors à jamais déshonorée et, si belle qu'elle puisse être, ne trouve plus de mari*.

En cas de répudiation et quel qu'en soit le motif, le mari kabyle a le droit de conserver tous ses enfants, filles et garçons, même ceux à la mamelle*. Quant à la femme répudiée, elle retourne toujours chez ses parents, et c'est à ces derniers qu'il faut s'adresser pour l'épouser, mais le nouveau mariage ne peut se conclure qu'après payement au premier mari du prix de rachat (/c/^O* fl^^ est tantôt supérieur, tantôt inférieur à la thâmanlh, au prix d'acquisition primitive. Ordinaire- ; ment aussi les parents profitent de l'occasion pour réclamer un supplément, une {^^ratification. Souvent le père règle d'abord avec le mari, lui rembourse la thâmanth et négocie ensuite sa fille, comme il l'entend. Dans un certain nombre de tribus, le mari peut vendre directement sa femme, mais la morale kabyle réprouve cette pratique \ et permet alors à la femme de se retirer chez son père où elle reste « empêchée» {ihamaouok'i)\ pourtant, si le père est puissant, il se risque parfois à marier sa fille et au besoin la tribu prend fait el cause pour lui*. Dans tous les cas, la femme kabyle répudiée ne peut se marier qu'après un certain délai {a\dda\ d'ordinaire de quatre mois^ ce qui est conforme aux prescriptions du Koran. Si elle s'enfuit du pays, les parents doivent restituer au mari la thâmanth ou lefdij car ce dernier ne peut plus les accepter d'un nouveau prétendant'. Tout ce régime est fort partial pour l'époux. Cependant comme en

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