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elle autorise le mari à vendre le divorce «^ la femme moyennant cession consentie par cette dernière d'une portion de son douaire*. Voilà ce que disent les textes à la fois l«^gaux et sacrés, la théorie. Nous pouvons voir aujourd'hui encore, en Algérie, ce qu'est la pratique de la répudiation et du divorce.
Il y a trois formules graduées de répudiation : 1** l'époux
mécontent dit simplement à la femme « Va-t'en » et, s'il ne
l'a dit qu'une fois ou même deux, il peut revenir sur sa
décision ; 2* mais s'il a dit « Tu es pour moi comme un être
mort ou comme de la chair de porc! » il lui est interdit de
reprendre la femme répudiée avant qu'elle ait été mariée à
un autre, puis répudiée de nouveau ou veuve; 3° enfin il est
une formule si solennelle qu'elle entraîne la séparation à
jamais; la voici : « Que ton dos soit désormais pour moi,
comme le dos de ma mère '. >
Pour une de ces raisons médiocrement sensées, qui ont
souvent force de loi chez les peuples peu éclairés encore, la
répudiation arabe, quel qu'en ait pu être le motif, est
nulle, quand elle a été prononcée pendant une des époques
critiques de la femme' . La femme grosse, au contraire, peut
être répudiée, mais elle a droit à une « subvention de gros-
sesse* >. La coutume actuelle admet aussi le divorce volon-
^ire, sur la proposition de la femme au mari, moyennant
'^^ehatpayé par l'épouse à son maître. Parfois l'initiative vient
^^ mari, qui, sachant que la femme désire sa liberté, lui
^U : € Je te répudie, si tu me donnes cepallmm de llérat, ou
^^ cheval, ou ce chameau, etc. C'est alors une sorte de divorce
P^r consentement mutuel et l'on se quitte bons amis\