‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 261 sur 406 · frid., n · texte numérisé non relu

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elle autorise le mari à vendre le divorce «^ la femme moyennant cession consentie par cette dernière d'une portion de son douaire*. Voilà ce que disent les textes à la fois l«^gaux et sacrés, la théorie. Nous pouvons voir aujourd'hui encore, en Algérie, ce qu'est la pratique de la répudiation et du divorce.

Il y a trois formules graduées de répudiation : 1** l'époux

mécontent dit simplement à la femme « Va-t'en » et, s'il ne

l'a dit qu'une fois ou même deux, il peut revenir sur sa

décision ; 2* mais s'il a dit « Tu es pour moi comme un être

mort ou comme de la chair de porc! » il lui est interdit de

reprendre la femme répudiée avant qu'elle ait été mariée à

un autre, puis répudiée de nouveau ou veuve; 3° enfin il est

une formule si solennelle qu'elle entraîne la séparation à

jamais; la voici : « Que ton dos soit désormais pour moi,

comme le dos de ma mère '. >

Pour une de ces raisons médiocrement sensées, qui ont

souvent force de loi chez les peuples peu éclairés encore, la

répudiation arabe, quel qu'en ait pu être le motif, est

nulle, quand elle a été prononcée pendant une des époques

critiques de la femme' . La femme grosse, au contraire, peut

être répudiée, mais elle a droit à une « subvention de gros-

sesse* >. La coutume actuelle admet aussi le divorce volon-

^ire, sur la proposition de la femme au mari, moyennant

'^^ehatpayé par l'épouse à son maître. Parfois l'initiative vient

^^ mari, qui, sachant que la femme désire sa liberté, lui

^U : € Je te répudie, si tu me donnes cepallmm de llérat, ou

^^ cheval, ou ce chameau, etc. C'est alors une sorte de divorce

P^r consentement mutuel et l'on se quitte bons amis\

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