‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 264 sur 406 · Id., Conquête du Mexique, t. 1*% p · texte numérisé non relu

Id., Conquête du Mexique, t. 1*% p

Dans le Thibet lamaïque, où le mariage ^st une simpte convention civile, dont ne se mêle pas le gouvernement théocralique du pays, les mariages se dénouent, comme ils se sont noués, par simple consentement mutuel, mais ce consenloment est nécessaire et il n'en résulte qu'une séparation, analogu(3 à la nôtre, et ôtant aux époux disjoints la faculla de se remarier *. Chez les Mongols nomades, nous trouvons, en dr4)it d'une civilisation relative, le droit absolu de répudiation laissé au mari seulement, comme il arrive dans les sociétés sauvages. L'époux mongol las de sa femme, que d'ailleurs il a achetée, la peut renvoyer à ses parents sans donneria moindre raison; il perd seulement les bœufs, moutons et chevaux avec lesquels il l'avait payée. De leur côté, les parents reprennent sans difficulté l'épouse chassée; car ils ont le droit de la revendre. L'épouse mongole peut aussi quitter spontanément son mari, mais alors l'affaire est moins sim|)le,car la femme représente une valeur; c'est un capital qui s'est enfui, aussi ses parents la doivent renvoyer, quatre fois de suite, au mari propriétaire. Si celui-ci persiste à ne la point recevoir, le mariage est rompu, mais alors les parents doivent restituer une partie du bétail, jadis payé par l'époux acquéreur *. En résumé, répudiation et divorce sont considérés, en Mongolie, surtout comme une transaction commerciale et réglés toujours à l'avantage du mari.

Les Chinois ont régularisé ce divorce, encore si primitif, et, tout en laissant au mari le droit de répudiation, ils en ont spécifié soigneusement les conditions.

Un mari chinois peut répudier sa femme pour adultère, stérilité, impudicité, désobéissance envers ses père et mère, à lui mari, loquacité ou propension à la médisance, penchant

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