‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 267 sur 406 · Jbid.y · texte numérisé non relu

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i. Ibid.

ibie ont très peu songé aux droits de la femme en légiféuii k propos du divorce et de la répudiation. Le Deutéroome, fort complaisant pour le mari, l'autorise à répudier X femme c quand il en a conçu du dégoût à cause de uelque défaut honteux »; il doit seulement, en la renoyant, lui remettre une lettre de divorce et ne peut la rerendre, alors qu'elle est répudiée par un second mari ou D devient veuve*. A plus forte raison peut-on répudier la 3mine impudique '. Quant à l'épouse, elle ne pouvait denander le divorce que pour de très graves raisons : si 'époux était atteint de maladies contagieuses (lèpre); s'il se ivrait à des occupations trop répugnantes; s'il la trompait; 'il la ïnalirediaiii habitusllement; s'il refusait de contribuer

son entretien; si, après dix ans de mariage, son impuisance était bien établie, surtout si dans ce cas la femme éclarait avoir besoin d'un fils, qui la soutint dans sa vieilesse'. Mais même alors, c'était le mari qui était censé envoyer la femme et celle-ci perdait son douaire.

Toutes ces antiques législations sont, en général, d'une niquité plus ou moins criante pour la femme. Les plus lumaines se sont bornées à apporter quelques légères resrictions au brutal bon plaisir de l'homme, que rien ne conient dans les sociétés tout à fait sauvages. Mais il importe ie remarquer que certaines tribus, encore plus ou moins plongées dans la sauvagerie, ont réglementé le divorce avec assez d'humanité, assez d'équité pour faire honte aux législateurs théocratiques des grandes sociétés barbares.

Cet esprit d'iniquité relativement à la situation respec- Uve de l'homme et de la femme dans le mariage, nous le retrouvons encore dans le monde gréco-romain, mais il va

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