‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 268 sur 406 · A. Weil, La Femme juive j passim · texte numérisé non relu

A. Weil, La Femme juive j passim

s' atténuant de plus en plus à mesure que progresse la ci lisalion antique. Dans la Grèce primitive, le droit de ré| diation est laissé à Thomme et il en use, quand il cr avoir des motifs légitimes de le faire *. Ce droit persi dans la Grèce plus civilisée, mais on le restreignit peu à [h Néanmoins ce fut toujours, pour une femme, un gra déshonneur que d'être répudiée. Euripide fait dire à Médt € Les divorces sont honteux pour les femmes. > Dans à dromaque, Ménélas parlant de sa ûlle Hermione dit : t ne veux pas que ma fille soit privée du lit nuptial; hors ce tout ce que la femme peut souffrir est relativemanl si importance; mais, pour elle, perdre son mari, c'est pert la vie. » A Athènes, les répudiations étaient fréquentes elles l'eussent été bien davantage, si des considératic d'intérêt n'avaient souvent entravé le bon plaisir du maître, fallait en eflet, aux termes de la loi, qu'en répudiant femme, l'époux restituât la dot ou en payât l'intérêt à rais de neuf oboles*. En outre les parents, qui avaient la gar de la femme, pouvaient réclamer judiciairement une pensi alimentaire ^ Un personnage d'Euripide s'écrie tristemer « Les richesses qu'apportent la femme ne servent q rendre le divorce plus difiicile^. b Pourtant Ton reconnï sait aux femmes le droit de divorce, mais les mœurs teuai les lois en échec en rendant difficile aux épouses de fa des actes publics et en leur imposant la retraite dans gynécée*.

A Rome, le divorce évolua plus rapidement et plus coi plètement qu'en Grèce. Dans la Rome primitive, nousvoyo

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