Lecky, History of European Moralsj etc., t. H, p
ly ce qui est ordinaire, le droit de répudiation laissé au nterdit à la femme. Romulus, dit Plutarque, c donna
au mary de laisser sa femme, si d'adventure elle npoisoimé ses enfans ou falsifié ses clefs ou commis e; et, si autrement il la répudioit, la moitié de ses tait adjugée à sa femme et l'autre à la déesse Gérés* ». ri romain pouvait aussi répudier sa femme pour de stérilité*. Cependant l'époux était auparavant l'assembler la famille et de la consulter. Si le mariage é contracté par confarréation, il devait être dissous e cérémonie contradictoire, la diffarréation^. Dans I droit, quand un crime de la femme avait amené le , elle perdait toute sa dot. Plus tard on n'en retint l'un sixième pour l'adultère et un huitième pour les crimes*. Le divorce par consentement mutuel (bonâ finit pourtant par s'introduire dans les mœurs, malgré eurs; puis chacun des époux eut la liberté de divorilement avec certains désavantages pécuniaires pour , dont la faute entraînait le divorce. Ainsi le mari s perdait les termes, que lui accordait l'usage pour tution de la dot. Dans le dernier état du droit,
coupable perdait la dot ou la donatio propter î. Inversement, si la femme divorçait sans motif, le Btenait un sixième de la dot pour chaque enfant, îulement jusqu'à concurrence des trois sixièmes ^ iule de la répudiation romaine rappelle par son éner- 3ncision la formule kabyle et elle semble surtout viser ns : Res tuas habeto^. La femme, même soumise
iilus, XXXV.
rque, Demandes romaines^ XIV.
e ancienne ( Univers piUoresque)y p. 487,
ubaiiiy Lois civiles de Rome^ p. 183.
laiiEAU. ^ L'Évolution du Mariage. • ^0
à la manuSf finit néanmoins par pouvoir divorcer, en envoyant le repudium à son mari, qui était forcé alors de TatTranchir de la maniisK Enfin avec le temps on en arrivai divorcer avec une extrême facilité. Cicéron répudia sa femme Terentia pour avoir un nouveau douaire. Auguste obligea k mari de Livie à la répudier, quoiqu'elle fût grosse. Sénèqu€ nous parle de femmes comptant leurs années non d'aprà les consuls, mais par le nombre de leurs maris. Juvénal cite une femme, qui s'était mariée huit fois en cinq ans. Saint Jérôme en mentionne une autre, qui, après avoir en vingt-trois maris, épousait un homme qui avait eu vingltrois femmes.
Constantin, obéissant docilement à l'esprit chrétien, qui avait envahi sa vilaine âme, restreignit les cas de divorce â trois pour chacun des époux, mais on admit toujours leconsenltMuent mutuel, et, sous Justinien, la pleine liberté du divorce reparut dans le code*.
Dès son origine, le christianisme lutta contre les mœuR dites païennes et par cela même réprouvées. Ouittant la modeste réalité, il perdit pied tout d'abord et se noya dans le rêve. Le mariage, au lieu d'être simplement l'union d'un homme et d'une femme pour avoir des enfants, devint mystique; il fut le symbole de l'union du Christ avec son Église; on le toléra seulement et surtout l'Église foudroya les divorcés. Néanmoins les mœurs et le bon sens tinrent longtemps contre la déraison ecclésiastique et ce fut bien tardivement, au XII* siècle seulement, que la loi civile prohiba le divorce^. Saint Jérôme avait admis, comme l'ont l'ail ensuite les chrétiens d'Orient, que l'adultère rompait le lien du mariage, pour la femme aussi bien que pour le mari,