‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 270 sur 406 · Id.. Jbid · texte numérisé non relu

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ce qui est simplement équitable; mais ce sentiment fut condamné, anathématisé par le concile de Trente*, revenant ainsi, contre l'opinion de Papinien et des juristes mciens, aux mœurs sauvages, qui font de la femme l'esclave et non la compagne de son mari.

Chez les Germains, chez les Scandinaves, l'homme seul ivail le droit de répudiation selon l'usage presque universel des peuples barbares, mais pourtant le divorce par consentement mutuel était toléré ^ La loi salique permettait aussi ce divorce, et l'on trouve dans Marculphe le modèle d'un acte de divorce par consentement mutuel : c Les époux, tel et telle, voyant que la discorde trouble leur mariage et que la charité n'y règne pas, sont convenus de se séparer et de se laisser mutuellement la liberté, sans que l'une des parties le puisse trouver mauvais et s'y opposer, sous peine d'une livre d'amende. »

Les Irlandais païens avaient rendu le divorce inutile, en instituant des mariages d'un an, à la fin desquels la femme pouvait être répudiée par le mari temporaire et même cédée k un autre pour une nouvelle année. Ces mariages d'essai se louaient ou se dénouaient, tantôt le premier mai, tantôt le premier novembre de chaque année 3.

Les répudiations à la volonté du mari sont encore en usage ;hez les Tcherkesses du Caucase, dont les mœurs ont plus i'un trait commun avec celles de nos ancêtres de l'Europe barbare. Chez eux, l'époux peut répudier de deux manières, Joit en renvoyant sa femme, en présence de témoins et en laissant la dot aux parents, ce qui implique pour la répudiée la liberté de se remarier ; soit en chassant simplement la femme.

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