‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 271 sur 406 · Rambaud, Hist. de la civU. franc, y 1. 1*', p · texte numérisé non relu

Rambaud, Hist. de la civU. franc, y 1. 1*', p

3. D'Arbuis de Jubainvillc, Préface deVHiitt. insl. primit do Summcr Maine.

et alors il la peut rappeler encore pendant une année ^ En France, sous les deux premières races, Thomme pouvait répudier sa femme ; il pouvait même, ce qui est plus rare et plus original, répudier sa famille, en sortir, après déclaration devant le juge et cela détruisait, départ et d'autre les droits d'héritage. Plus tard, sous rinfluence du clei^é catholique, qui, en raison sans doute de son inexpérience pratique dans « l'œuvre de chair >, revendiquait énergiquement le droit de régler toutes les questions conjugales, oo distingua entre la séparation d'habitation {quoad thonim) et le divorce complet (quoad vinculum) ; la première seule fut permise. En théorie, l'Église, qui toujours s'efforce d'être immuable, maintint l'indissolubilité du mariage-sacrement et il fallut le grand mouvement de la Révolution française pour faire reculer momentanément le préjugé catholique contre le divorce, à peine et incomplètement rétabli dans notre code français depuis quelques années. Mais la brutalité de nos anciennes mœurs conjugales survit encore et leur niveau est bien inférieur à celui de notre législation matrimoniale, pourtant si imparfaite; quantité de maris considèrent toujours leurs femmes comme des esclaves, contre lesquelles tout est permis, puisque sur cent demandes en séparation ou divorce, il y en a de quatre-vingt-onze à quatrevingt-treize faites par des femmes et motivées sur des excès, sévices ou injures graves ' ; puisque surtout nos jurys acquittent presque invariablement le mari meurtrier de sa femme adultère. Tant il est difficile de dépouiller le vieil homme.

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