Id.,/feic/., p
A. Laing, Hist. univ. des voy., t. XXVHI, p. 71.
5. Raffenel, Nouveau voyage au pays des Nègres, t. I*s p. 389.
vons le même usage à Madagascar, au moins dans les familles nobles des Hovas. A son avènement au trône, Radama conserva simplement toutes les femmes de son père. Cela était d'ailleurs obligatoire pour le souverain régnant, à ce point qu'à la mort du même Radama, sa veuve Ranavalo dut garder, à titre d'épouses, toutes les femmes de son mari. Puis, dans un grand conseil, tenu après son élévation au trône, il fut décidé que la reine Ranavalo ne pourrait se remarier, mais serait libre de prendre des amants à son gré, et que tous les enfants nés de ces unions fugitives seraient considérés comme étant la postérité légitime du roi Radama*. Par cette ingénieuse mesure, tout fut concilié : le respect de la coutume, la liberté de la reine et la régulière succession au trône.
Nous allons retrouver en des contrées bien diverses cette sauvage coutume de considérer les veuves comme une simple propriété transmissible par héritage. Tantôt l'héritier succède tout simplement au mari décédé, tantôt il accepte et exige une indemmité, alors que la veuve se remarie. Telle était déjà la coutume, chez les Smoos de l'Amérique centrale. Là les veuves appartenaient en droit aux parents du mari défunt et, pour contracter de nouveau, elles devaient au préalable payer à ces parents ce qu'on appelait € l'argent de la veuve* >. Inversement, chez les Kliketat, une femme venait-elle à mourir très tôt après son mariage, le mari, qui l'avait achetée, en pouvait réclamer le prix aux parents ^ : il avait été trompé sur la qualité de la marchandise.
Ce n'était pas tout; pendant la durée de son deuil, la veuve était toujours considérée, dans certains districts.