‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 276 sur 406 · Id., Ibid., 1. 1«, p · texte numérisé non relu

Id., Ibid., 1. 1«, p

comme ayant des devoirs à remplir vis-à-vis de son mari mort ou plutôt de son ombre. Ainsi, chez les Sambos de TAmérique centrale, elle devait pendant un an munir de vivres en suffisante quantité la tombe du décédé*, et il en était de même au Mexique'.

Dans nombre de tribus peaux-rouges, les seconds mariages ne sont tolérés par la coutume qu'après un très long délai exigé pour des raisons qui n*ont rien de sauvage ; on veut simplement que les enfants du premier mariage soient déjà sortis de la première enfance et la coutume est obligatoire pour l'homme aussi bien que pour la femme. Ainsi la veuve selish ne se marie qu'après deux ans^; mais le délai esl parfois de deux ou trois ans pour le veuf aussi bien que la veuve*. Chez les Nez-Percés de la Colombie, le mari veuf pouvait se remarier après un an*. Chez lesOmahas, le délai d'attente était bien plus long, de quatre à sept ans, pour l'homme et pour la femme. Il était de rigueur et en cas d'infraction à la coutume, les parents de l'époux mort avaient le droit de frapper, de blesser, mais sans la tuer, la veuve trop pressée de convoler à de nouvelles noces. Dans le même cas, ils se contentaient de prendre à l'homme un poney® : c'est que les hommes se défendent. Au contraire l'époux veuf attendait-il, pour se remarier, bien au delà du délai légal, les parents de la morte se cropient parfois obligés d'intervenir. € Cet homme, disaient-ils, n'a personne pour coudre ses mocassins ; cherchons-lui une femme. » Ils s'en occupaient et leur offre ne pouvait pas être déclinée^.

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