‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 283 sur 406 · Ibid., V · texte numérisé non relu

Ibid., V

uves de Cétéus, général indien aux ordres d'Eumène, sii sputérenl l'honneur de se brûler avec le cadavre de leur ari. U\ description, qu'en donne Diodore, concorde inc^nie ins le détail avec ce qui se passait tout, récemment encore : ni sont rétives aux changements ces vieilles sociétés théo- "atiques. L'une des deux femmes ne put se brûler, dit îodore, parce qu'elle était enceinte. L'autre s'avança vers le ûcher, couronnée de myrtes, parée comme pour une noce, l précédée de ses parents, qui chantaient des liynmes à sa )uange. Puis, après avoir distribué ses bijoux à ses amis et omestiques, elle se coucha sur le bûcher près du corps de on mari et mourut sans pousser une plainte'.

A cette époque, au dire de Diodore, la loi ne» tolérait que î sacrifice d'une seule femme. Au xviii* siècle, elle était lius exigeante. En effet, des rédacteurs des iMlres édi/ianles lous ont décrit en détail [plusieurs sacrilices de ce genre. ja coutume n'éUut plus observée que par les femmes des [randset spécialement des rajahs; mais toutes se brûlaient, auf les femmes enceintes, dont le supplice était seulement lifféré.

En 1710, à la mort du prince de Marava, Agé de quatreîngls ans, toutes ses femmes, au nombre de quarante-sept, se» brûlèrent avec son cadavre, richement orné et déposé dans une frande fosse remplie de bois. I/^s victimes, qui étaient rou- •ertes de pierreries, se mirent d'abord très bravement sur le )ûcher ; mais, aux premières atteintes des flammes, elles pousrèrenl des cris et se précipitèrent les unes sur les autres. On es calma, en lançant sur elles quantité de pièces de bois; puis leurs ossements furent recueillis, jetés a la mer, et Ton bAtit sur l'emplacement de la fosse un temple en leur honneur^. k celte date et dans ce pays, les femmes enceintes, elles-

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