‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 284 sur 406 · Leltrfx édifianies, l. XUl, p · texte numérisé non relu

Leltrfx édifianies, l. XUl, p

LETOURifEAU. — L*£volution du Mariage. 21

iiit^mes, n'tHaitMit qui» lemporaireineni épargnées, jii leur délivi-aniv '. IVu\ aiiliV'^ princes, vassaux de Ma étant morts à la même époque, en laissant, Tun dix Tautre treize veuves, loules ces malheureuses se brùl ensemble, moins une, qui, étant grosse, ne put se sac qu'un peu plus tard. Les suUis n'étaient point d'oblig l^le, les parents tâchaient même d'en détourner les ve mais le point d'honneur, la crainte de l'opinion ou plutôt du mépris public étaient chez elles plus foilet l'amour de la vie*. — La manière de se brûler v; suivant les provinces. Au Bengale, la femme était solide attachée au cadavre et les deux corps recouverts de baml Dans rOrissa, la veuve se précipitait dans le bûcher, î en contre bas, dans une fosse. Dans le Deccan, pay grande partie tamil et où les suttis étaient beaucoup rares, la veuve s'asseyait sur le bûcher et plaçait sui . . genoux la tète de son mari mort. Elle devait rester

immobile, jusqu'à ce qu'elle fût suffoquée par la fumé renversée par la chute de fortes charges de bois, préal ment attachées avec des cordes à des poteaux placés

* quatre coins du bûcher. On raconte que, dans cerl r/ provinces, on enivrait auparavant la victime avec de l'opi

• ' Parfois aussi, les précautions ayant été mal prises, il an 1,* qu'elle se précipitait toute alfolée hors des flammes,

alors elle y était brutalement rejetée par les assistants ^ Ces affreuses coutumes, à peine disparues dans l'Inde temporaine, ne sont, à vrai dire, que la survivance sous forme atroce des mœurs sauvages, habituelles dans nor de sociétés primitives, et dont j'ai cité précédemment q ques exemples.

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