‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 286 sur 406 · Deutéronomc, XXVI, li · texte numérisé non relu

Deutéronomc, XXVI, li

3i4 L ÉVOLUTION Dl MARIAGE: ET DE LA FAMILLE.

pas raflligor»; il rûl cerLiineinenl mieux valu lui accorder quelques droits.

En Judée, la leinine étail achetée par son mari ; il est donf probable que, primitivement, elle a fait partie intégrante des biens du mari, comme cela arrive encore aujourd'hui chw les Afjrhans musulmans et chez les Kabyles.

En Afghanistan, une veuve, propriété hypothéquée, ne peut se ivmarier avant que le prix d'achat, payé pour elle par le mai i défunt, ait été remboursé aux parents de ce mari*. — Dans un grand nombre de tribus kabyles, la veuve reste a pendue > a son m^ari défunt, c'est-à-dire fait partie de la succession \ Le plus souvent elle rentre dans sa famille, et son père ou ses parents la vendent une seconde fois*. Pourtant, si elle a des enfants, surtout des enfants mâles, on ne peut la forcer à se remarier ; mais alors le fils la rachète, ou elle prélève sur le bien de ses enfants la somme nécessaire pour se racheter elle-même de la puissance paternelle ^ Dans la tribu d(\s Aït-P'lik, les héritiers ont, par préemption, le privilège d'épouser la veuve et cela sans avoir à payer la thâmanth". Il va sans dire qu'en attendant le jour où l'on voudm bien disposer d'elle, la veuve kabyle est astreinte à la plus rigoureuse chasteté. S'il lui survient une grossesse, la délincjuante en est punie parla lapidation'.

Comme la Bible, comme la plupart des législations, le Koran n'autorise le mariage d'une veuve qu'après un ceitain délai d'expeclation. Dans le Koran, ce délai est de quatre mois et dix jours*, et, si la femme est grosse, on doit al-

Page 1