‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 288 sur 406 · Hanoteau et Lctourneux, Kahyliej t. H, \k 17 i · texte numérisé non relu

Hanoteau et Lctourneux, Kahyliej t. H, \k 17 i

î. Id., Ibid.y p. 175. — E. Meynicr, Etudes xur Vhlamismej p. 175.

dix mois d'abord, de douze mois ensuite, et cela sous peine d'infamie pour le père qui avait fait le mariage, pour le mari, et plus tard pour la femme remariée, quand l'infamie s'appliqua aussi aux femmes. — Peu à peu les mœurs et les lois romaines s'amendèrent sur ce point, comme sur les autres. Les lois Jtilia et Papia Poppœa encouragèrent !•'> seconds mariages, à l'encontre du préjugé ancien ; les /».*iiluies déclarèrent la veuve pauvre et sans dot héritière de son mari, pour un quart, s'il y avait plus de trois enfants pour une part virile, dans le cas contraire *. — Mais le triomphe du cluistianismc fut naturellement le signal d'un mouvement de recul. Constantin revint aux anciennes idéos de la Rome primitive, et il alla jusqu'à édicter, contœ les seconds mariages, dos peines pécuniaires au profil des enfants du premier lit*. En agissant ainsi, l'empereur néophyte était dans la logique de l'Église, aux yeux de laquelle le mariage, en lui-même, était un mal rendu nécessaire uniquement par le péché d'Adam, et qui désapprouvait éner^iquement les seconds mariages'.

De la fusion des doctrines chrétiennes sur le rôle de la femme et sur le mariage avec les mœurs grossières des races plus ou moins barbares de l'Europe, il résulta, pour la veuve, pendant notre moyen âge, un état d'extrême sujétion. Chez les Germains, comme chez les Afghans et les Kabyles, la veuve redevenait la propriété de sa famille, et, pour l'épouser, il fallait payer un prix spécial, le reipus, qui était le double du mundium ou prix du premier achat*. La loi salique dçcréta, que, dès l'âge de quinze ans, le fils deviendrait le tuteur de sa mère veuve. Les lois lombardes décident

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