Giraud-Teulon, Orig. du mariage^ etc., p
aussi que la veuve, pour se remarier, aura besoin du consentement de son fils (titre XXXVII); et ce consentement lui était nécessaire, même pour entrer dans un couvent. Mais on alla parfois bien plus loin encore. Ainsi Théodoric, adoptant avec une fureur barbare les opinions de rÉglisc sur les secondes noces, promulgua une loi interdisant aux veuves de se remarier, et condamnant au feu quiconque serait convaincu d'avoir eu avec elles un commerce intime.
Ces empêchements mis aux seconds mariages, au moins le blâme jeté sur eux par l'opinion publique, sont chose commune dans beaucoup d'antiques sociétés. Nous les avons trouvés dans l'Inde, dans la Rome ancienne, en Grèce, etc. On doit attribuer cetle manière de voir, si peu sensée et si injuste, d'abord à une sorte de délire de propriétaire cliez le mari, qui prétend dominer et posséder encore sa femme au delà du tombeau, mais surtout au désir d'éviter des perturbations dans la transmission des biens héréditaires, quand les femmes purent posséder en propre quelque chose. A ces derniers inconvénients remédiait plus ou moins le lévirat, dont j'ai maintenant à m'occuper.