‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 297 sur 406 · Giraud-Teulon père, Orig. de la famille, p. ii · texte numérisé non relu

Giraud-Teulon père, Orig. de la famille, p. ii

5. Folklore, etc., of thc austruliun Aborigèiios (Adélaïde, 187U), p. â8, M), 57, 58, ttS, 67, 87, 89, 9!2, 93. — Fison et Howitt, Kumilaroi and Kumai. âl5.

LCTOUlMEAU. -^ L'ÊvoluUoD du Mariage. ti

ridant ainsi, clans une ci^rtaine mesure, la confusion primitivr, H établissant du int''-nie coup une sorte de promiscuité limitée. L*? mot « classes », employé par les voyageurs, qui nous ont fait connaître ces curieuses mœurs, est impropre, car, en Australie, il n^eiiste encore ni classes sociales, ni castes. Ces prétendues classes sont simplement des soustribus, des clans analogues à la gens romaine.

Dans certaines de ces tribus s'est établie et consenrcc une sorte de promiscuité par catégories. Ainsi, chez ké peuplades du mont Gambier, de la rivière Darling et du Queensland, chaque tribu se divise en deux sous-tribu? et, dans le sein de chacun de ces clans, tous les hommes sont réputés frères, toutes les femmes sont leurs sœurs, et tout mariage entre celles-ci et ceux-là est sévèremeol interdit *. C'est là une loi primordiale; la violer est un acte des plus coupables, qui souille non seulement l'individu, mais le groupe auquel il appartient; c'est plus que de Fioceste, et les Australiens, qui, à leur manière, ont du devoir un sentiment très vif, éprouvent de l'horreur pour un pareil acte. Mais >i tout homme est un frère pour toutes les femmes de son clan, en revanche il est un mari pour toutes les femmes de l'autre clan de sa tribu. En conséquence, tous les hommes d'un groupe sont appelés maris par toutes l(s femmes de l'autre, et inversement. Le mariage de ces Australiens n'est donc pas, comme chez nous, un acte individuel; c'est un état social, résultant du fait même de la naissance-. Pourtant l'union réelle et communautaire n'est point obligatoire. On est libre d'eu rester au mariage nominal, virtuel; on peut se borner à s'appeler mari et femme; mais en principe le droit est admis, et l'on donne aux

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