Giraud-Tculon ûls, loc. cit., p
LE CLAN FAMILIAL EN AUSTRALIE ET EN AMÉRIQUE. ai3
fort celle des clans mélanésiens, mais à un degré d'évolution déjà plus relevé.
. Les tribus des Peaux-Rouges étaient et sont encore divisées en phratries, subdivisées elles-mêmes en clans. Or, ces dans étaient composés de parents fictifs ou réels. Dans chaque phratrie, les clans correspondants ont même totefïiy et il est rigoureusement interdit d'épouser une femme appartenant au groupe dont on porte soi-même le tolem. Cette organisation est fort ancienne ; elle existait au Mexique, lors de la conquête espagnole, et les Français la retrouvèrent au xvui* siècle chez les Peaux-Rouges du Canada. Les llurons, nous dit Charlevoix, étaient répartis en trois clans : celui du loup, celui de la tortue, celui de Tours*. Letotem^ Temblème du clan servait à signer les traités". Le lait est général, et la subdivision de la tribu en clans ou génies s'observe chez les Indiens Tinneh, chez les Choctau, chez les Iroquois, les Omahas, les Indiens de la Colombie, etc., etc. Chaque clan forme une grande famille, habitant parfois une maison commune, comme le font encore les Indiens des Pueblos, comme le faisaient les Iroquois au moment de leur découverte, comme les Mexicains à l'époque de la conquête espagnole. Les € longues maisons » des Iroquois étaient des édilices ayant une centaine de pieds de longueur. Un large corridor, fermé à ses deux extrémités par une porte, les traversait dans toute leur longueur. A droite et à gauche de ce corridor central, et s'ouvrant librement sur lui, étiiient des sUiUes, des niches , servant chacune de logement à une famille. Le nombre de ces familles variait de cinq à vingts Les membres du clan peau-rouge avaient des droits et des