‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 329 sur 406 · L. Morgan, Ancient Societies, p · texte numérisé non relu

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LE CLAN FAMILIAL EN AUSTRALIE ET ËxN AMÉRIQUE. 351

suprême était un homme. Quant à la femme-chef des NatcheZy on en trouve l'équivalent dans certaines petites monarchies despotiques de l'Afrique noire. Chez les Aehantis, dans le Darfour, etc., les princesses dominent leurs maris ou leurs amants, de par le prestige de la royauté. Qu'un mari roturier soit étranglé sur la tombe de sa femme avec d'autres victimes humaines, rien de plus naturel, étant données les idées que l'on se fait de la vie future et la servilité sans bornes dans les primitifs états monarchiques. — En fait, le pouvoir des femmes, chez les Peaux-Rouges, était plus apparent que réel. Charlevoix lui-même déclare que leur domination est fictive * € qu'elles sont, dans le domestique, les esclaves de leur mari », que les hommes les tiennent en profond mépris, qu'entre eux, l'appellation de « femme » est une sanglante injure.

On ne leur communiquait pas les affaires importantes*; la polygamie était habituellement permise aux hommes, mais la polyandrie était presque toujours interdite aux femmes. Actuellement, chez les Peaux-Rouges, la femme est l'esclave de son mari, et ce dernier en fait si peu de cas, que souvent les époux, parlant des langues différentes, en raison de la coutume exogamique, vivent conjugalement pendant des années, sans communiquer avec leurs femmes autrement que par signes ^ L'autorité, que les maris concèdent à leurs * femmes dans certaines tribus, est toute domestique; c'est une royauté de ménage.

Ainsi, chez les Sclischs, les cabanes contenant les provisions sont confiées aux femmes, et le mari lui-même n'y doit rien prendre sans leur autorisation *. Le mari ou le fils

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