Id., Ibid., p
1. NaoLennan, Primitive Marriage, p. 07. 5. L. Morgan, Ancienl Socielie^y p. 410.
3ee L'ÉVOLUTION Dl' MARIAGE ET DE LA FAMILLE.
Df?ces paivnlés lui ives avec prohibition de mariages sont rêsullêes des relies de décence sévères et incommodes.
Ainsi, chez les Omahas, les jeunes filles ne peuvent parler à d autres hommes qu'à ledr père, à leur frère et à leur grandpère. Autant que |K)ssible, une femme évite de passer devant le mari de sa iille;à moins de circonstances extraordinaires, une femme ne p;irle jkis directement au père de son mari. — Tn homme n'adresse la parole ni à la mère, ni à la grand'mère de sa femme'. Au siècle dernier, chez les Iroquois, un jeune homme éUiil déshonoré s'il s'arrêtait pour converser publiquement avec une jeune fille*, sûrement en cas de patenté interdisant le mariage. Pour une jeune fille iroquoise, appeler juir son petit nom le mari de sa tante, était considéré comme un acle ^WLse, décelant une liaison coupable ^
Deux choses ressortent de la manière dont les Peaux- Rouges comprennent la parenté, d'abord qu'ils ont dû passer par un stade familial, où des groupes de frères épousaient des groupes de sœurs et les possédaient en commun, combinant ainsi la polygamie et la polyandrie, puisqu'ils attachent assez peu de valeur à la consanguinité réelle, puisque leurs parentés sont fort souvent fictives.
D'autre part, ils ne font aucune différence entre la filiation réelle et l'adoption, et en cela ils ressemblent aux sauvages et même aux barbares de tous les pays. Chez les Omahas, le mot usité pour dire « adoption » signifie littéralement « prendre pour son propre fils* ». L'adopté est toujours traité comme le premier-né, et il en prend la place; l'adoptant ne refuse jamais rien à l'adopté et parUige avec lui tous ses biens. De son côté, le père réel fait des présents au père