Audubon, Loc. ciLy t. II, p
â. Durwin, Descendance , p. 301).
A en croire certains auteurs, ces duels amoureux ne devraient pas toujours être pris au sérieux. Il iaudi^ait n'y voir souvent que des parades, tournois ou luttes courtoises, donnant seulement aux mâles Foccasion de faire montre de leur beauté, de leur adresse, de leur force. Ce serait le cas, selon Hlyth, pour le Tétras umbellus^. De môme, les coqsà-fraise de la Floride (Tétras cuspido) se réiiniraient, la nuit, pour lutter jusqu'au matin avec grâce, avec mesure, puis se sépareraient, non sans avoir échangé force politesses '.
Mais, chez les animaux comme chez l'homme, l'amour a plus d'une corde a son arc. Il en est surtout ainsi dans l'ordre des oiscîaux, les plus amoureux des vertébrés. Les moyens *»stliéti(|ues leur sont d'un grand secours ; ils en ont plusieuis : tout d'abord la beauté et l'art de la mettre en relief, puis la douceur du chant, d'autres encore. Souvent la force est par eux mise de côté : c'est par les yeux et les oreilles, que les mâles, férus d'amour, tâchent de captiver leurs femelles.
Tout le monde a vu nos pigeons et nos tourterelles saluer noblement leurs moitiés. Beaucoup d'oiseaux mâles exécutent devant leurs femelles des danses, des parades d'amour. Ainsi font, par exemple, le Tétras phasanielltis de l'Amérique du Nord, les hérons {Cathar tes jota) ^ les vautours, etc. Le mâle de la grive rousse se pavane devant sa femelle, en trainfint sa queue à terre cl faisant le beau'. Le canard huppé relève gracieusement la tôte, redresse son aigrette soyeuse, ou bien s'incline devant sa femelle, tandis que sa gorge s'enfle el qu'il en sort un son guttural *. Le pinson mâle se place devant