‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 35 sur 406 · Ibiii, t. n, p · texte numérisé non relu

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la fenielle, pour (jirelle puisse iidmirer à Taise sa jforge rouge et sa tète bleue*.

Tout cet étalage esthétique est parfaitement voulu, calculé ; ainsi, tandis que nombre de faisans et de gallinacés paradent devant les femelles, deux faisans à couleurs ternes, le Crossaptilon auriium et le Phasianus Wallichiij ne le font pas S ayant conscience de leur modeste livrée.

Souvent les oiseaux s'assemblent en nombre, pour rivaliser de beauté avant de s'apparier. Ainsi font les Tétras cuspido de la Floride et les petits tétras d'Allemagne et de Scandinavie. Ces derniers ont de longues et quotidiennes réunions amoureuses, des cours d'amour, qui, chaque année, se renouvellent au mois de mai ^

Certains oiseaux ne se contentent pas de leurs ornements naturels, si éclatant que puisse être leur plumage ; ils donnent carrière à leur besoin d'esthétique, d'une manière qu'on peut appeler humaine. — M. Gould assure que quelques espèces d'oiseaux-mouches décorent avec un goût exquis l'extérieur de leurs nids, en se servant de lichens, de plumes, etc. Les oiseaux à berceau, d'Australie (Chlamydera tnaculatiiy etc.), construisent sur le sol des berceaux ornés de plumes, de coquillages, d'os, de feuilles. Ces berceaux sont destinés à abriter les parades d'amour, et mâles et femelles les élèvent à frais communs; les mâles pourtant apportent plus d'ardeur au travail*. Mais, dans cette architecture erotique, la palme revient a un oiseau de la Nouvelle- Guinée, VAmblyornis inornata, que M. 0. Beccari nous a fait connaître'. Cet oiseau, d'une rare beaut<», car c'est ua

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