‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 353 sur 406 · L. Magyar, Reisen in Sud-Africaj p · texte numérisé non relu

L. Magyar, Reisen in Sud-Africaj p

Gh. Letourneau, Bull. Soc. d'Anthrop.y 1872.

Levaillant, Hiit. univ. des voy.f t. XXIV, p. 210.

au inahoinétisnie, persistent encore des coutumes matriarcales. Sur le Niger, à Wowow et à Boussa, c'est la grand'mere qui accorde ou refuse à sa petite-fille l'autorisation de se marier*. Le curieux privilège qu'auraient, au dire de Laing, les femmes soulimas de quitter leur mari, quand bon leur semble, à la seule condition de lui remboui'ser leur prix d'achat, est peut-être aussi d'origine matriarcale*.

L'exogamie du clan, qui fréquemment coexiste avec la filiation utérine, se rencontre aussi ça et là en Afrique. Burton en a constaté l'existence chez les Somals-^; du Chaillu Ta retrouvée au Gabon*. — Des traces de la famille maternelle subsistent encore ou ont existé dans les sociétés africaines, plus ou moins barbares, mais pourtant dégagées de la sauvagerie : à Madagascar, en Nubie, en Abyssinie, sur-

tout dans l'Egypte ancienne. — Chez les Hovas de Madagascar, non seulement les biens, mais les dignités politiques, même les fonctions sacerdotales se transmettent au neveu, au fils de la sœur. Les Sacciilaves font comme les Hovas et, chez eux, les femmes d'un rang élevé prennent volontiers des maris d'un rang inférieur, qui deviennent simplement leurs serviteurs. Quant aux enfants, ils héritent du rang et des droits de leur mère^. — Mêmes coutumes chez les Nubiens, du moins chez ceux d'autrefois; les chroniqueurs arabes nous disent que, chez eux, l'héritage appartenait non pas au lils du défunt, mais au neveu, au fils de la sœur. Les Nubiens justifiaient impertinemment cette coutume, en disant que la consanguinité du fils de la sœur

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