‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 354 sur 406 · Burtoii, Firsl foot siepSy etc., p · texte numérisé non relu

Burtoii, Firsl foot siepSy etc., p

i. Afrique équaloriale,

5. Noël, Bull. Soc. de Géogr., t. XX, p. 29i(cité par A. Giraud-Teulon).

avait Tavanlage d'être incontestable ^ Enfin Nicolas de Damas dit la même chose des Éthiopiens*.

Sans qu'aucun texte absolument précis le prouve, cependant tout un ensemble de renseignements rendent aussi très probable que, dans l'ancienne Egypte, la filiation maternelle était en vigueur. Dans un précédent chapitre, j'ai parlé de la situation exceptionnelle faite à la femme libre dans le royaume des F^haraons. Je rappellerai, en passant, que, jusqu'à Philométor, qui ôUi aux femmes la liberté de disposer de leurs biens, le )not mari n'intervient jamais dans les actes faits entre époux ^ En outre, les actes publics ne mentionnent souvent que la mère, jusqu'au même roi Philométor, qui, étant évidemment un partisan déterminé du patriarcat, ordonna d'enregistrer les noms des contractants d'après celui de leur père*. Enfin, dans la vallée du Nil, les inscriptions funéi-aires hiéroglyphiques portent fréquemment le nom de la mère sans indiquer celui du père, et c'est seulement dans les inscriptions démotiques que la filiation paternelle est mentionnée ^ Ajoutons encore qu'en Egypte les femmes pouvaient régner, et que, môme du vivant du monarque, leur mari, elles partageaient avec lui les honneurs souverains et en recevaient même la plus grosse part, nous dit Diodore «. Tous ces faits semblent bien attester qu'en Egypte les femmes libres jouissaient d'une situation exceptionnellement favorable, et ils rendent probable l'antique existence de la filiation utérine dans la vallée du Nil. Il est pourtant des faits contradictoires, notamment la généalogie des grands prêtres, dont parle Hérodote, et aussi

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