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:p!^i L EVOLITION DL MARIAC.!: ET DE LA FAMILLE.
IVndogaiiiiè incestueuse eo usage dans les familles royales. * Au dire dMlérodote, les prêtres égyptiens lui montrèrent, â TlièbeSy trois cent quarante-cinq statues de bois représentant des grands prêtres, tous issus les uns des autres, en ligne masculine : t Chacune des statues, dit-il, représente un Piromis né d'un Piromis '. » D'où il résulterait qu'en E^pte, au moins dans la caste sacerdotale, la filiation masculine était établie dès la plus haute antiquité, car trois cent quarante-cinq générations représentent quelque chose comme dix à onze mille ans. Enfin la filiation maternelle est, nous le savons, assez ordinairement liée à l'exogamie; cependant les pharaons épousaient habituellement leurs sœurs. D'après Diodore, c'était même, pour eux, une obli- •:ation '. Dans les anciens cartouches royaui, on trouve souvent accouplées les qualités de sœur et d'épouse de3 rois. Sous les Ptolémées, toutes les reines ont porté ces deux titres, et Ton doit peut-être rapporter à une antique tradition, d'origine égyptienne, certaines coutumes, qui subsistaient encore tout récemment dans le Soudan, en Abyssinie, à Madagascar. A Masségna, dans le Soudan, Barth nous dit qu'Othnian Uougoman, sultan de Masségna, avait parmi ses femiTies une de ses sœurs et une de ses filles. A la fin du wir siècle, la sœur du roi d'Abyssinie étalait un somptueux état de maison et de maison particulièrement féminine : t Lii sœur de Tempereur parait en public montée sur une mule richement enharnachée, ayant à ses côtés ses femmes, qui portent sur elle un dais. Quatre à cinq cents femmes Tenvirounent, chantant des vers à sa louange et jouant du tambour de basque d'une manière vive et dégagée^. • Enfln,