‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 363 sur 406 · Id., ïbid., p · texte numérisé non relu

Id., ïbid., p

dernier à aimer sa femme*. Les Kandhs ont adopté la succession dans la ligne masculine, avec partage des biens entre les fils 2. La servitude des femmes CvSt grande chez les Korwàs, où elles sont accablées de travaux, travaillent aux champs et gagnent le pain quotidien, tandis que Thomme chasse ou se repose^. Les Michmis achètent leurs femmes, en ont autant qu'ils peuvent s'en procurer et les possèdent dbmme des choses, puisqu'à la mort d'un homme, toutes ses épouses, sauf la mère de l'héritier, passent au plus proche parent mâle*. Après le décès du père de famille, chez les Mùndas, les fils vivent ensemble jusqu'à la majorité du plus jeune d'entre eux ; puis ils procèdent au partage des biens, y compris leurs sœurs, qui sont assimilées exactement aux bestiaux % Les Oràons se partagent les veuves, entre frères et cousins, comme les Mùndas se partagent leurs sœurs ^

II n'y a donc, chez les aborigènes bengalais, aucune uniformité dans l'organisation familiale; et il n'y en a pas davantage pour l'exogamie ou l'endogamie. La première est commune. Ainsi les Juangs sont divisés en tribus exogames^ Les Khonds trouvent humiliant d'épouser les femmes de leur tribu. Il est plus viril, selon eux, d'aller prendre femme dans un pays éloigné\ Les Munniepories sont divisés en quatre clans, qui ne se marient pas entre eux*. Chez les Santals, il est défendu aux hommes de se marier dans leur clan; mais

Page 1