Id., Ibid.y p
8. Macphcrson, Report on the Khonds. — Account of the religion of the Khonds in OrissOy p. 57.
9. Mac CuUock, Account of the Valley of Munniporees, etc., p. 49, 69.
leurs enfants reviennent au clan paternel, lui appartiennent*. Les Limboos (près Darjecling) sont aussi exogames, mais oscillent évidemment entre la famille maternelle et la famille paternelle; car les filles restent dans la tribu ou plutôt dans le clan de leur mère, tandis que les fils appartiennent au clan paternel, mais seulement après que le père a payé à la mère une certaine somme*. — Les Garos sont partagés en plusieurs clans ou maharis et, chez eux, un homme ne doit pas se marier dans son clan, mais dans un autre clan déterminé, où de temps immémorial sa famille a l'habitude de prendre femme.
D'autres indigènes du Bengale sont endogames. Ainsi il est nécessaire que les filles des Abors se marient dans leur propre clan, sans cela le soleil et la lune cesseraient de b^iller^ A en croire Ileber, les Karens du Tenasserim sont plus qu'endogames, puisque, chez eux, les mariages entre frère et sœur, même père et fille, sont assez fréquents aujourd'hui encore*, etc.
Que déduire de tous ces faits contradictoires? Une conclusion générale, que j'ai déjà exprimée à diverses reprises : c'est que, en ce qui concerne l'évolution du mariage et de la famille, il n'y a pas de loi absolue. Néanmoins, en raison de la confusion familiale et matrimoniale, ordinaire dans la plupart des sociétés primitives, la filiation maternelle a été adoptée plus souvent que la paternelle et l'a fréquemment précédée.
1. Hunter, Annales of rural Bengal, p. 236. t. A. Giraud-Tculon, Orig. du mariage, p. SOO.