R. Smith, Kinship, etc., p. Ii
k»f; L'ÉVOLUTIO.N DU MARIAGE ET DE IJl FAMILLE.
maternel * et de tout temps la parenté collatérale avec les oncles et les tantes a été, en Arabie, considérée, comme très étroite*.
Chez les Hébreux, la propriété individuelle fut instituée de très bonne heure, puisque la Genèse en constate déjà Texistence\ Mais diverses coutumes attestent clairement Tancienne existence de clans communautaires. Ainsi l'héritage, surtout riiéritage paternel, doit rester dans le clan. Le mariage dans la tribu est obligatoire pour les filles : t Elles se marieront à qui elles voudront pourvu que ce soit à des hommes de leur tribu, afin que l'héritage des enfanU d'Israël ne se confonde point en passant d'une tribu à une autre; car tous les hommes prendront des femmes de leur tribu et de leur famille* »
Moïse institua trois classes d'héritiers: d'abord les enfants, les agnats, puis les membres du clan, les gentilss. Le père hébreu n'héritait pas de son fils, ni le grand-père de son petit-fils, ce qui semble bien indiquer une ancienne époque, où les enfants n'appartenaient pas encore au clan de leur père.
Longtemps, chez les Hébreux, on distingua entre la sœur germaine et la sœur utérine; la parenté avec cette dernière était considérée comme bien plus étroite. Dans la Judée primitive, on pouvait épouser la première, mais point la seconde. Au roi d'Égjpte et à Abimélec, qui reprochent à Abraham d'avoir fait passer sa femme Sarah pour sa sœur, le patriarche répond : € Elle est ma sœur, mais elle n'est pas la fille de ma mère et elle est devenue ma femme. > De même Tamar pouvait devenir la femme d'Ammon, car elle