‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 374 sur 406 · Nombres, XXXlf · texte numérisé non relu

Nombres, XXXlf

n'était que sa sœur paternelle*. Le pêne de Moïse et Aaron épousèrent aussi leurs sœurs paternelles, qui ne leur étaient pas légalement parentes^ Abraham lui-même put se marier avec sa sœur paternelle et son frère Nahor prit pour femme sa nièce fraternelle, la fille de son frère^ Mais peu à peu la parenté paternelle fut reconnue, au même titre que la parenté maternelle et le Lévitiqueen arriva à défendre expressément aux hommes de s'unir à leurs sœurs de père aussi bien qu'à leurs sœurs de mère* c qu'elles fussent nées dans la maison ou hors de la maison ». Sans doute tous ces indices ont leur valeur; ce ne sont pourtant que des indices et c'est surtout en les rapprochant de faits semblables, observés chez d'autres peuples où l'existence de la famille maternelle et du clan familial est incontestable, qu'on est porté à leur accorder une même signification. Mais, au total, il est clair que les Hébreux ont de bonne heure adopté la filiation paternelle et le patriarcat.

Le souvenir d'une lointaine époque de parenté confuse et d'unions sexuelles libres était pourtant resté dans la tradition sémitique. En effet, dans son Histoire de Phènicte, Sanchoniaton dit que les premiers hommes portaient le nom de leur mère, parce qu'alors les femmes se livi^aient sans honte au premier venu\ — Chez les Berbères, l'évolution familiale est beaucoup plus facile à suivre que chez les Sémites et ses phases inférieures y sont plus visibles,

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