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père, le grand-père, le bisaïeul ; 3« le frère utérin, héritier k portion légale ; 4° le patron et l'affranchi, héritiers açeb l'un de l'autre; 5° la karouba, c'est-à-dire la communauté lyant son assemblée des citoyens majeurs, la djemâa, et Stant personne civile *; 6"" l'ensemble des karoubasy constituant le \illage. Pourtant les collatéraux à tous les degrés peuvent hériter à défaut d'ascendants et de descendants*. — Dans toute cette liste, il n'est pas question des femmes.
En effet, môme ce qu'a pu laborieusement amasser une femme kabyle échoit à la descendance mâle, aux ascendants, ou au mari, ou aux collatéraux dans la ligne paternelle. C'est seulement à défaut de cette nuée d'héritiers mâles, que la succession de l'avoir gagné par une femme kabyle est enfin dévolue à ses filles ou à sa mère, ou à son aïeule ^ — De tout ce qui précède, et en dépit des lacunes dans nos renseignements, nous pouvons cependant supposer que, dans le monde berbère aussi, la famille a évolué en passant par les trois degrés, que nous avons déjà trouvés chez diverses races, et qui sont : le clan communautaire, la famille maternelle, le patriarcat.
iV. — DE LA FAMILLE EN PEUSE
Cette évolution semble donc très commune ; c'est là un fait général, mais ce n'est pas encore une loi. Ainsi, aussi loin que vont nos renseignements, il est vrai, assez incomplets, on n'en trouve pas de trace chez les anciens Perses, par lesquels nous allons maintenant commencer à interroger
1. E. Sabaticr» £;Mai surVorigine des Berbères sédentaires, in Revue d'Anthropologie, 1882.