Id., [bid.y loc. cit. y t. II, p
m L*ÊY0LUT10N DU NARUGE ET DE LA FAMILLE.
les races aryennes, au point de vue de leur organisation familiale. — Si le clan familial avec parenté confuse a jamais existé dans l'ancienne Perse, ce ne peut avoir été qu'à une époque extrêmement reculée ; en effet, il n'y en a pas h moindre trace dans YAvesta. Bien plus, les renseignements les plus anciens nous montrent, instituée chez les Mazdéens, la famille patriarcale, dans le sens hébraïque du mot, savoir : une femme légitime, achetée à ses parents, et, i côté d'elle, des concubines plus ou moins nombreuses. Enfin, dominant le tout, le père de famille ayant sur les femmes et les enfants droit de vie et de mort *.
Non seulement le clan n'existe pas, mais Texogamie est remplacée par la plus incestueuse des endogamies. Ainsi Strabon rapporte que, suivant une très ancienne coutume, les mages pouvaient avoir commerce avec leurs propres mères*. Selon Gtésias, c'était une chose commune en Perse, que le mariage entre fils et mère, et il s'agissait là, dit saint Jean Chrysostome, non point d'écarts passionnés, mais d'unions formées de propos délibéré, t par faux jugement^ ». De son côté, Lucien dit expressément que, chez les Perses, l'union d'un frère et d'une sœur était parfaitement légale. En effet, en divers passages de rAvesla, les unions consanguines sont recommandées, sont louées*. Aux yeux des Mazdéens, auxquels le Code sacré interdit expressément toute mésalliance avec les infidèles, l'endogamie, même excessive, était évidemment morale et on y encourageait en approuvant jusqu'au genre d'inceste le plus criminel dans l'opinion de presque tous les peuples. — Il n'existe non plus aucune trace de matriarcat dans l'ancienne Perse, à moins qu'on
1. Darcstc, Sur rancien droit des Perses, in Bull, de V Académie des sciet^ ces morales et politiques, 23 oct. 1886. — Strabon, XV, 17.