‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 387 sur 406 · îiraiid-Tculoii, loc. cit.f p. tll · texte numérisé non relu

îiraiid-Tculoii, loc. cit.f p. tll

i. Grolf», Hist. de la Grèce, t. III, p. 95.

{]. A. (iir.'uui-Tculon, loc, cit. y p. 289.

A. Varroii rilô par saint Aiijfiisliii, Cité de Dieu, t. XVUI, 9.

lez les Lyciens, dit Hérodote, le matriarcat dura long- ►set les enTanls y suivaient la condition de lenr mi^re. [temps, en firèce, on distin8;iia soigneusement les frères ns des frères germains; les uns s'appellent dans Homère ^i^Tptoi ; les autres ortcccpot, et la fraternité utérine était rdée comme bien plus étroite : Lycaon, implorant Achille, lit, pour l'apaiser, qu'il n'est pas frère utérin d'Hector*, hènes et à Sparte, un homme pouvait épouser sa sœur ire, mais non sa sœur de mère'. En Étrurie, les inscrîpj funéraires, en langue latine, se soucient bien plus de îation maternelle que de la paternelle. Parfois on menne seulement le nom d'un enfant et celui de sa mère s Caius, fils de Caulia, etc.); tantôt on indique le nom lère par de simples initiales, tandis qu'on écrit en entier i de la mère\

)mme en tant d'autres pays, la famille paternelle succéda, ; le monde antique, à la famille maternelle, mais ce ne >as sans peine. Tout d'abord le fait du mariage ne suffîpas à lui seul pour établir la filiation paternelle; la aration du père était nécessaire, aussi bien en Grèce Rome. Dans son Orestie, Eschyle met aux prises, sous eux de Minerve, le vieux droit maternel et le nouveau t paternel. Le chœur des Euménides, représentant le )le, défend les antiques coutumes; Apollon plaide pour lovateurs et finit par prétendre, dans un accès de délire iarcal, que l'enfant n'est pas du sang de sa mère : « Ce : pas la mère qui engendre ce qu'on appelle son enfant, n'est que la nourrice du germe versé dans son sein; i qui engendre, c'est le père. La femme, comme un dépore étranger, reçoit le germe, et quand il plaît aux dieux,

tfac-Lennaii, loc. cit., p- 2ii.

(1., IbUl., |). 177,275.

)«. Mûller et Bachhofen (rites par A. GirAii.l-Toiil.ui, p. 283-'*rili.

elle le conserve. » L'Oreste d'Euripide reprend la même théorie, quand il dit à Tyndare : « Mon père m'a engendré et ta fille m'a mis au jour, comme une terre reçoit la semence qu'un autre lui confie; mais, sans père, il n'y aurait jamais d'enfant. » Ces théories patriarcales consacrèrent naturellement l'asservissement de la femme. Les lois de Selon reconnaissent encore aux femmes le droit d'hériter, à défaut de parents paternels de sexe masculin, jusqu'au quatrième degré, mais, au temps d'Isée, la loi refuse à la mère une place quelconque même parmi les héritiers de son fils *.

En fait, toute la période historique du monde gréco-romain est patriarcale. En Grèce et à Rome, la femme est méprisée, subordonnée, possédée comme une chose; le pouvoir du père de famille est énorme. Il l'est surtout à Rome, où pourtant la famille n'est pas encore strictement consanguine, puisqu'elle comprend la femme, les enfants, les esclaves, el où l'agnation a pour base la patria potestas. c Sont agnaLs tous ceux qui sont sous la même puissance paternelle ou y ont été où pourraient y être, si leur ancêtre avait pu vivre assez longtemps pour exercer son empire... Là où la puissance paternelle commence, commence la parenté... Les enfants adoptifs sont parents... Un fils émancipé par son père perd ses droits d'agnation*. » — Au début de l'histoire romaine, on voit donc des clans, des génies, composés de familles, dont les unes sont patriciennes, c'est-à-dire pouvant indiquer l(Mir lignée agnatique, et les autres plébéiennes. Le.^ « justes noces » sont pour les premières; les aulres s'unissent sans cén'inonies, more ferarum. La famille est possédée par le pnier familias; il en est le roi, le prêtre, et en devient Tun des dieux, quand son ombre va siéger parmi

1. M(»rjç.»ii,/l;itie/i/ Socielies, p. 518.— Mao-Lciiiian, Primitive Marriage*, p. 255.

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