‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 389 sur 406 · A. Oirand-Tculon, loc. ct(., |>. 37i · texte numérisé non relu

A. Oirand-Tculon, loc. ct(., |>. 37i

Âti LÉVOLCTIO.N DC MARIAGE ET DE LA FAMILLE.

VIL — DE LA FAMILLE DAN5 l'EVROPE BARBARE

Uoi^'auisation en clans plus ou moins consanguins, puis en phratries et tribus, semble naturelle dans nombre de sociétés primitives; aussi, en dehors du monde grécoromain, les populations barbares de l'Europe Tavaient tout spontanément adoptée. Dans ces clans, la parenté a-t-elle commencé par être confuse? L'exogamie y a-t-elle régnéî Sur ces points particuliers, les renseignements précis nous manquent; sans doute l'évolution n'a pas dû être partout uniforme. Ce qui est certain, c'est que les populations celtiques ont plus longtemps que les autres gardé l'institution du clan. Dans le pays de Galles, en Irlande, le clan était encore l'unité sociale; il était responsable des crimes de ses membres, payait les amendes et recevait les compensations. En Irlande, et sûrement ailleurs, il y avait un ager publions alloti entre les membres des clans. Comme partout, l'individualisme tinit par prévaloir. Une certaine portion du sol commun, réservée aux chefs en usufruit, finit par être accaparée par eux, à titre de propriété individuelle; mais tousle^ membres du clan étaient censés parents, et, à la mort d'un homme, sa terre éliiit al lotie par le chef entre les autres familles du clan, du sept^. Cependant ces clans n'étaient rien moins qu'exogames, s'il faut en croire Strabon, lequel affirme que les anciens Irlandais, comme les Mazdéens, épousaient sans distinction leurs mères et leurs sœurs.'. Le mariage irlandais n'avait en aucune façon la rigidité du mariage romain; on admettait fort bien les unions temporaires, et

1. H.-Summcr Maiiio, histilutions primilice», p. 113, 116, If 4.

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