ACCROISSEMENT DES DIVORCES
La fréquence des divorces en 1851-1885 étant 100, qu'est-elle devenue
pendant les périodes suivantes ?
France, Saxe-royale. Belgique. Pays-Bas. Suède.
(séi
parations]
) (divorces)
(di
ivorces)
(divorces)
ivorces)
\ts
A. Bertillon évaluait cette proportion, pour Paris, à un dixième environ. Mais ces résultats sont simplement la continuation logique de toute révolution du mariage. C'est dans le sons d'une liberté individuelle toujours croissante, surtout pour la femme, que cette évolution s'est effectuée. Entre hommes et femmes, les relations conjugales ont été d'abord, et presque partout, de maîtres k esclaves; puis le despotisme marital s'est lentement atténué et, à Rome, par exemple, où la métamorphose graduelle peut être suivie pendant une longue période historique, la puissance d'abord illimitée dixpater familias finit par être bridée : la personnalité de la femme s'accentua de plus en plus et le rigide mariage des premiers siècles de la république fut remplacé, sous l'empire, par une sorte d'union libre. Sans doute ce mouvement dut rétrograder sous l'influence du christianisme; mais, comme il est dans la logique des choses, il a néanmoins repris son cours; il s'accusera de plus en plus et dépassera sftrement le point où en est restée la Rome impériale.