‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 45 sur 406 · Espiiias, Soc. animales, p · texte numérisé non relu

Espiiias, Soc. animales, p

reine, mère commune de toute sa tribu, esl entourée des plus grands soins el sa mort est un deuil public. Vient-elle à succomber, avant d'avoir enfimté et alors qu'on ne peut la remplacer, les virginales ouviières désespèrent de la république; perdant « les longs espoirs et les vastes pensées », elles cessent de travailler et se laissent aller h un pessimisme incurable et mortel.

* Une forme primitive de la famille, le matriarcat, que nous étudierons plus tard, est réalisée, même avec exagération, par les fourmis et les abeilles. Dans les sociétés humaines nous ne trouverons que de très pâles imitations de ce système, si rigoureusement appliqué par les primates des invertébrés et qui semble avoir inspiré aux anciens leurs fables des amazones.

Les espèces vertébrées, le genre humain excepté, ji'onl fond(' aucune société comparable, même de fort loin, à celle des hyménoptères et des fourmis. Chez la plupart des poissons (^t aussi des amphibies, les parents, très pauvrement développés au point de vue de la vie de conscience, n'ont nul souci de leurs œufs, après la fécondation. Quelques espèces de poissons sont pourtant douées d'un rrertain instinct familial et, chose curieuse, ici c'est le mâle <iui, seul, prend soin de sa descendance. Tant il est vrai que la soi-disant personne appelée Nature n'a de préférence pour aucun moyen el (ju'à ses yeux tous les procédés sont bons, à la seule condition qu'ils réussissent ! Ainsi le Macropus chinois recueille dans sa gueule les œufs pondus et fécondés, les dépose au milieu de l'écume et des mucosités sortant de sa bouche et a soin des jeunes après l'éclosion*. Les syngnathes et les liippocampes mâles portent, dit-on, les oHifs dans une poche incubatricc; hChromis paterfamilias du lac

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