Darwin, Descendance y p
de Tibériade protège et nourrit dans sa gueule et sa cavité branchiale des centaines d'alevins *.
D'autres poissons encore ont plus ou moins de soin des jeunes. Le saumon et la truite déposent leurs œufs dans une dépression, qu'ils ont à cet effet creusée dans le sable. Des poissons, appartenant à diverses familles, construisent des nids et prennent soin des petits éclos (Cranilabrus massay Cranilabrusm^lops). Souvent encore c'est le mâle qui se charge de toute la besogne. Ainsi le mâle du Gasierosleus leiurtis est incessamment occupé à ramener les jeunes au gîte, à éloigner du nid tous les ennemis en y comprenant la femelle*. Chez les épinoches, le mâle, qui pourtant est polygame, construit un nid et veille avec sollicitude à la protection et â l'élevage des petits ^
Beaucoup de reptiles sont des parents dénaturés ; certains cependant possèdent déjà quelque instinct familial. Ainsi plusieurs mâles de batraciens aident la femelle à expulser ses œufs. Le crapaud accoucheur mâle enroule les œufs autour de ses pattes et les porte ainsi sur lui avec sollicitude. Le crapaud de Surinam, le Pipa, après avoir aidé sa femelle dans l'opération de la ponte, place les œufs sur le dos de sa compagne où il se forme, pour les recevoir, des sortes d'alvéoles cutanées*.
Le Cobra capella défend bravement ses œufs. Les sauriens vivent souvent par couples et les femelles de crocodiles convoyent leurs petits nouvellement éclos. Les tortues femelles vont même jusqu'à abriter leurs œufs dans une sorte de niil\
Mais c'est surtout chez les oiseaux et chez les mammifères