‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 51 sur 406 · Espinas, 5or. animales, p. i · texte numérisé non relu

Espinas, 5or. animales, p. i

i. Audubon, Scènes de la nature, 1. 1", p. 29.

Chez cerUiiies espèces de gallinacés, le mâle laisse à la femelle le soin de conver les œufs, d'élever les jeunes. Pendant ce temps, il court les aventures, mais revient parfois, quand les petits sont développés, peuvent le suivre et former sous son {gouvernement une bandedocilc*. Il importe de noter que, chez les oiseaux, les pères sans entrailles appartiennent ordinairement à des espèces peu intelligentes et sont le plus souvent polygames. Il semble donc que la polygamie soit peu favorable au développement de l'amour paternel-.

Mais, dans l'ordre des oiseaux, les mauvais pères sont assez rares. Souvent au contraire le mAle rivalise d'amour pour les jeunes avec la femelle ; souvent il soigne et nourrit cette dernière pendant la couvaison; souvent aussi il couve avec elle et comme elle. Le pigeon voyageur nourrit sa femelle pendant qu'elle couve'; l'oie du Canada*, le corbeau font de même; en outre, ce dernier remplace par moments sa compagne pour lui donner quelque délassement. Le martinet pourpré se conduit de la même manière *. Chez beaucoup d'espèces, mâle et femelle combinent leurs effoits sans distinction de sexe; chacun d'eux couve alternativement et celui qui est libre se charge de nourrir celui qui est occupé. C'est la manière d'agir du grand goéland a manteau noir^du fou de Bassan", du grand héron bleu*, du vautour noir\ Au dire d'Audubon, l'oiseau bleu d'Amérique travaille à la propagation de son espèce avec une telle ardeur

J. Espiims, Loc. cit., p. i2i, i23.

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