‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 62 sur 406 · Strabon, IV · texte numérisé non relu

Strabon, IV

% Varro, Apud AuguBt. de civil. Dei.y XV UI, ix.

ceux qui seraient nés auparavant, des fils et des pclit-fils dans ceux qui seraient venus après. • Mais Platon avait T imagination vive; il « rêvait beaucoup », comme dit de lui Voltaire, et il s'agit évidemment ici d'une fantaisie, d'une société purement utopique.

Des traditions relatives à une très ancienne époque de promiscuité se retrouvent aussi çà et là en dehors du monde gréco-romain. En Chine, par exemple, les femmes auraient été communes jusqu'au règne de Fouhi*. Une tradition du mfme genre, mais plus explicitement exposée, est mentionnée dans le Mahabharaia (1, 503) : « Jadis ce ne fut pas un crime d'être infidèle à son époux, ce fut même un devoir... Cette coutume est observée, de nos jours, chez les Kourous du septentrion... Les femelles de toutes les classes sont communes sur la terre ; telles que sont les vaches, telles sont les femmes; chacune a sa caste... C'est Cwéta-Kétou qui établit une limite pour les hommes et pour les femmes sur la terre*. » L'assertion est vague et sans la moindre preuve à l'appui.

Si, continuant notre enquête, nous essayons de contrôler les documents historiques par les renseignements ethnographiques, nou^ ne trouverons guère, de ce côté comme de l'autre, que des affirmations ou trop générales, ou trop brèves, ou évidemment contestables.

Aux îles Andaman, ou du moins dans certaines de ces îles, les femmes auraient été communes, assez récemment encore. Toute femme appartenait à tous les hommes de la tribu et résister à l'un d'eux constituait pour elle un délit sévèrement puni '. Cette fois, nous aurions enfin un cas de promiscuité bien réelle, légale. Mais, d'après d'autres renseignements, l'homme et la femme andamanites contracte-

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