‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 63 sur 406 · Trans. Ethn, Soc, nouvelle série, t. II, p · texte numérisé non relu

Trans. Ethn, Soc, nouvelle série, t. II, p

raient au contraire une union monogamique et temporaire; ils resteraient ensemble, en cas de grossesse et de maternité, jusqu'au sevrage de l'enfant, comme le font nombre d'animaux ^ Or, si courte que soit une union conjugale, elle e^l incompatible avec la promiscuité.

Les Indiens indigènes de la Californie, qui comptent parmi les races humaines les plus mal douées, s'accoupleraient à ta manière des mammifères inférieurs, sans la moindre formalité et suivant le caprice du moments Ils célébreraient même des fêtes, des danses propitiatoires, qui seraient suivies d'une promiscuité générale ^

Des tribus aborigènes de l'Inde, notamment les Kouroumbas «tleslroulas, n'auraient aucune idée du mariage et vi\Taienl en promiscuité, au dire du major Ross King* ; la seule règle prohibitrice consisterait à n'avoir pas de commerce intime avec une personne appaitenant à une autre classe ou caste, mais il n'y aurait que deux classes dans la tribu.

Des tribus barbares appartenant à des races blanches auraient aussi, dans les temps modernes, pratiqué la promiscuité. Chez certaines tribus des Cosaques zaporogues, les femmes, confinées dans des campements séparés, auraient 4Hé communes*. D'autre part, les Ansariès, montagnards de la Syrie, auraient pratiqué non pas la promiscuité pure et «impie, la promiscuité civile, mais une promiscuité religieuse, analogue à celle des anciens gnostiques* et des Aréoïs laïtiens. Ces Ansariès doivent sans doute se confondre avec les Yazidiès, sectes d'Arabes, Syriens aussi, pratiquant une sorte de manichéisme et qui, dit-on, se réunissent périodi-

Page 1