‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 67 sur 406 · Ëyrc, Discoverles, t. U, p. 3iO · texte numérisé non relu

Ëyrc, Discoverles, t. U, p. 3iO

Dans la plupart des pays sauvages, ces mœurs sont ordinaires. A Nouka-Hiva, ou plus généralement dans toute la Polynésie, les jeunes filles ne se mariaient pas, c'est-à-dire ne devenaient pas la chose d'un homme avant l'âge de dixneuf à vingt ans, et jusque-là elles contractaient un grand nombre de capricieuses unions, qui devenaient durables seulement alors qu'il survenait des enfants".

Dans toutes ces îles, d'ailleurs, la pudeur était inconnue et les membres de chaque famille passaient la nuit côte à côte, sous des nattes, et entièrement nus. Les places d'honneur, celles du milieu, étaient occupées par le maître de la maison, ^ flanqué de sa ou de ses femmes*. /

Chez toutes les races indigènes de l'Amérique, des mœurs analogues, fort licencieuses à nos yeux, toutes naturelles pour les peuples primitifs, étaient en vigueur.

Les filles des Chinouks se donnent ou se louent à volonté ; souvent même, dans le dernier cas, les parents perçoivent la rétribution 3.

Les Aymaras, qui n'avaient pas de mot pour dire mariage et sont gens si simples que, dans leur opinion, tous les crimes se peuvent commettre impunément le vendredi saint, puisque Dieu ce jour-là est mort, les Aymaras contractent, sans scrupule, des unions libres, seulement pour la durée d'un soir de fête. Le contrat se fait en langage mimique : pour conclure l'afiaire l'homme et la femme se bornent à changer de coiffure*.

Mœurs semblables ou analogues chez les Esquimaux, chez les Cafres, chez les Dayaks de Bornéo. Au Japon, les parents

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