‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 69 sur 406 · Ciraud-Teulon, Orig. de U famille, p · texte numérisé non relu

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ui prêtent leurs femmes à leurs amis, sans la moindre hésiation, sont réputés dans la tribu comme ayant le meilleur tic plus noble caractère * ». Le voyageur anglais Ross rapporte en effet qu'un des Esquimaux, rôdant autour de son lavire, était accompagné des femmes et des enfants d'un iîen ami intime, auquel il avait l'automne précédent confié, le son côté, ses deux femmes. L'échange devait prendre lin à une époque déterminée, et l'Esquimau dont parle le capitaine Ross était fort indigné contre son ami qui, s'éUnt 3ubHé à chasser le daim dans des régions lointaines, n'était pas exact à l'échéance*.

Sur ce point, les Peaux-Rouges ne sont pas plus délicats [[ue les Esquimaux. Ainsi les Natchezne faisaient aucune difliculté de prêter leurs femmes à leurs amis\ Au Nouveau- Mexique, les maris yumas louent volontiers leurs femmes et leurs esclaves, sans faire de différence. Chez eux d'ailleurs, Lomme en bien d'autres contrées, fouinir à son hôte une femme temporaire est simplement un des devoirs de l'hospitalité ^ Les chefs des Noutka-Colombiens troquaient aussi leurs femmes entre eux en signe de bonne amitié ^ Rien ne siérait plus facile que'd'énumérer un grand nombre de faits du même genre observés en Australie, en Afrique, en Polynésie, en Mongolie, un peu partout. Mais il est plus étrange de rencontrer la même coutume en pays musulman. Cependant Burckardt rapporte que les Mérékédéh, branche de la grandcî tribu arabe des Asyr, entendaient l'hospitalité de cette manière primitive. A tout étranger reçu sous leurs tentes ou dans leurs maisons ils offraient une femme de la famille el, le plus

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