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m L'ÉVOLUTION 1)1* MAKIAGE ET DE LA FAMILLE
souvent, une épouse de Fhôte lui-même. Seules, les jeunes filles étaient exemptes de cet étrange devoir. De son côté, le voyageur devait se prêter de bonne grâce à la coutume, sous l>eine d'être hué et chassé du village ou du campement par les femmes et les enfants. Cette manière excessive d'entendre l'hospitalité était fort ancienne, invétérée, et ce ne fut pas sans peine que les conquérants wahabites amenèrent les Asyr a y renoncer*. Mais ces mœurs n'étaient pas une singularité spéciale aux Asyr; elles ont été en vigueur dans toute l'Arabie préhistorique. Un vieil écrivain arabe, Ibn al Moghâwir, la mentionné. Tantôt, dit-il, la femme était réellement mise à la disposition de l'hôte; tantôt l'olfrc était seulement symbolique. Les hôtes étaient invités à serrer la femme dans leurs bras, à lui donner des baisers; mais le poignard aurait châtié de plus amples libertés '. Il n'y a pas bien longtemps encore, la même coutume persistait au Kordofan, au Djebel- Taggalé'. — Certains traits de mœurs rapportés par les écrivains gréco-latins attestent aussi qu'à Rome et en Grèce, si le mari n'avait pas le devoir de prêter sa femme à ses amis, il en avait du moins le droit. A Sparte, Lycurgue autorisa les maris à faire ainsi largesse de leurs épouses, quand ils jugeaient leurs amis dignes de cet honneur. Bien plus, l'opinion publique de Sparte approuvait fort la conduite» d'un mari Agé, qui prenait soin de procurer à sa femme un renipla<;ant jeune, beau et vertueux \
Mêmes mœurs àAthènes,oùSocrate, dit-on, prêta, à son ami Alcibiade, sa femme Xantippe; et à Rome, où le rigide Caton l'Ancien céda aussi sa femme Marciaason ami llortensius et la reprit ensuite, fort enrichie il est vrai, ;\ la morl de cet ami*.