‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 76 sur 406 · Id., t. I", p.7i · texte numérisé non relu

Id., t. I", p.7i

.3. H. Sponcer, Sociologie, t. Il, p. :213

^. Wake, t. !•% p. 205.

7i L'ÉvoLirnoN Di: mauiagk et de la famille

homme, à la prostitution la plus eflVénco * et la plus innocente, selon la morale du pays.

Chez les Esquimaux, le laisser-aller des mœurs sexuelles, aussi bien des hommes que des femmes, est extrême. Les maris mettent, sans vergogne, leurs femmes en vente ou plutôt en location et, de leur côté, celles-ci, dès que leurs propriétaires sont partis pour la pèche ou pour la chasse, s'abandonnent à une débauche sans frein, en ayant soin d'aposter au dehors de la hutte leurs enfants, chargés de les avertir, en cas de retour inopiné du maître*. La moralité sexuelle n*est pas encore née, chez les Esquimaux, et un Aléoule disait tout crûment au missionnaire Langsdorff: « Dans les ciccouplements, ma nation se conduit comme les loutres de mer^ i En effet, si le froid le leur permettait, les Esquimaui ne seraient pas plus vêtus que les loutres, et, dans leui's maisons communes, où deux ou trois cents personnes entassées maintiennent un haut degré de température, ils se débarrassent de tous leurs vêtements, et cela sans distinction d'âge ou sexe*. Ils vont plus loin encore et, comme beaucoup d'ajLitres sauvages, pratiquent l'amour dit socratique, mais ouvertement, sans vergogne. Ainsi, chez les Inoïts, de jolis garçons sont élevés avec soin, habillés en filles et vendus forl cher vers l'âge de quinze ans% sans qu'on y voie le moindre mal.

Les Peaux-Rouges de l'extrême Nord ne sont guère plus pudiques que les Esquimaux. Garver rapporte que, chez les Nandowessies, une femme était particulièrement considérée parce qu'elle avait hébergé d'abord, puis traité

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