‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 80 sur 406 · Hht. uviv. lies vnifatfps, i. XXX, i». '.>i · texte numérisé non relu

Hht. uviv. lies vnifatfps, i. XXX, i». '.>i

FORMES SiNGlLlÊKËS D'ASSOCIATION SEXUELLE. 81

> sociétés, les liens de parenté, même ceux que nous \ habitués à regarder comme sacrés et dont le resincarné en nous, n'ont entravé en rien les unions «. Comme le sentiment de la pudeur, l'horreur de 5 n'a été gravée dans la conscience humaine qu'à eine et par une longue culture. Les scrupules de ce mt inconnus à l'animal, et pour qu'ils naquissent dans au humain, il a fallu d'abord et nécessairement que le fût constituée, puis que, pour un motif ou pour un m eût adopté la coutume del'exogamie. Enfin, comme verrons plus tard, la famille a d'abord été matriarplutôt maternelle; or avec un tel système familial, les n'ont pas de père légal; les prohibitions relatives aux réputées incestueuses ne sauraient donc exister tout que dans la ligne féminine, et en effet nous voyons i est ainsi dans beaucoup de pays où domine ce sys- 5 liliation. Mais les mœurs primitives, antérieures a la on d'une morale condamnant l'inceste, ont laissé plus race dans le piissé et même dans le présent. < Les mays, dit Ilearne, cohabitent fréquemment avec leur ; plus souvent encore prennent pour femmes leurs et leurs filles *. » Et pourtant il s'agit ici de Peaux- , c'est-à-dire de gens réputés fanatiques d'exo- Langsdorff dit la même chose des Kadiaks, qui s'uniuis scrupule entre frères et sœurs, parents et enfants'. du reste qu'en fait d'unions sexuelles nulle race n'a e pi'éjugés que celle des Esquimaux. De leur côlé les s du Chili, les Caraïbes épousaient volontiers en même tsans scrupule la mère et la lille. De même, chez les du Tenasserim, les mariages entre frèi*e et sœMir.

\tcnccT, Sociologie y t. U, p. !218.

sdoriT, Voyages, t. U, p. 61.

îRlfEAU. — L'Évolution du Manan**- ' <>

8i L'ÉVOLUTION DU MAUlAGt tT I»E LA FAM1LL£.

père et fille, sont assez fréquents, même de nos jours*.

Mais ces unions, incestueuses pour nous, ne se sont pas pratiquées seulement chez les sauvajjes et chez lespeuplesde race inférieure. Au dire de Strabon, les anciens Irlandais épousaient sans distinction leurs ineres et leurs sœurs*.

Les Parthes et les Perses, rapportent Justin, Terlullicn', Strabon, épousaient sans scrupule leurs propres mères. Dans l'ancienne Perse même, la reli}»ion allait jusqu'à sanctifier l'union du fils avec la mère*. Selon Priscus, ces mariages étaient aussi permis chezkîs Tartares, chez les Scythes^eten elïet l'on rapporte qu'Attila épousa sa fille Esca*.

Soit survivance d'anciennes mœurs, soit souci de conserver la pureté du sang, les unions conjugales entre frère et sœur furent autorisées ou même prescrites en divers pays, pour les familles royales. Les rois de l'antique Egypte devaient épouser leur sœur, et Gléopàtre devint ainsi la femme de son frère Ptolémée Dyonisius. Les Incas péruviens étaient soumis à une semblable loi ; et, à Siam aussi, lors du voyage de La Loubère, le roi avait épousé sa sœur«. Mais j'aurai à revenir sur les mariages entre parents en traitant du régime endogamique, qui a été ou est en vigueur chez nombre de peuples.

Ces mariages inc(»stueux nous étonnent et même ceilmns d'entre eux, par exemple l'union de la mère avec le fils, du fils avec la mère, nous n'îvollent. Une autre coutume est propre sinon à nous choquer aussi vivement, au moins à nous surprendre beaucoup, je veux parler des mariages à l'essai, qui sont bien loin (rètre rares. Ils nous sembleront

Page 1