The PeapU of îndia, t. !•', p. t
6. TraveU ihnmgh il%e Russian Empire and Tartarif, liy 1). J. (îook. t. v^
8i L ÉVOLUTION DU MAUIAC.E ET DE LA FAMILLE.
laii, selon Davy, il y a aussi des mariages provisoires, confirmés ou annulés au bout de quinze jours*.
Au Maroc, ^ parmi les Juifs, les rabbins consacrent des mariages temporaires, d'une durée de trois mois, six mois, etc., suivant les conventions. LMiomme s'engage seulement à reconnaître au besoin l'enfant et a faire à la mère une certaine donation-.
Strabon nous parle d'une coutume analogue en usage dans l'antiquité cbez les Tapyres(Partlies) et suivant laquelle une femme, après avoir eu deux ou trois enfants d'un homme, devait légalement changer de mari '. C'est presque exactement ce que le maréchal de Saxe demandait, pour les Françaises, au siècle dernier.
Il ne faut pas confondre ces mariages d'essai, mariages réglés, légaux en quelque sorte, avec les unions libres e4 fragih»s, bien plus communes encore, par exemple, celles des Nouka-Hiviens, que l'on rompt à volonté,. pourvu qu'il n'y ait pas d'enfants*, celles des HottentotsS celles des Abyssiniens, qui se prennent, se quittent et se reprennent à volonté**. Ces dernières unions, fondées seulement sur le caprice individuel, n'ont rien d'extraordinaire et nous savons qu'elles ne sont pas rares en pays civilisé.
Bien plus curieux, au point de vue de la moralité sexuelle et conjugale, sont les mariages partiels ne liant les époux que pour certains jours de la semaine. C'est là une espèce de mariage rare, invraisemblable pour nous, on l'a pourtant constatée chez les llassinyehs du Nil blanc, de race arabe ou peut-être berbère.