‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 83 sur 406 · Lcvaillaiit, Ibid.^ t. XXI, p. Kii · texte numérisé non relu

Lcvaillaiit, Ibid.^ t. XXI, p. Kii

<». Bruce, Travelx, L IV, p. W7; l. V, p. I.

FORMES SIN(;ULIÈRES D'ASSOCIATION SEXVELLK. Hô

Par une convention préalablement et Agrément ilébaltue, la femme liassinyeh s'engage à ôtre une épouse fidèle pendant un nombre déterminé de jours de la semaine, ordinairement trois jours sur quatre, mais la quotité est proportionnelle au nombre des têtes de bétail données par le fiancé aux parents pour prix de leur fille et c'est la mère elle-même qui fait le marché. Naturellement, les jours non réservés, la femme reprend sa liberté et elle a le droit d'en user, comme il lui plaît ^

Chez les Arabes, ces mœurs étranges doivent sûrement i*emonter aux vieux âges préislamiques, et on peut en rapprocher d'autres antiques coutumes, par exemple le mariage à terme, dit mariage 7noCa qui a été usité par les Arabes jusqu'à Mahomet et que, plus tard, ils ont sans doute importé en Perse, où il existe môme de nos jours. D'autre part, dans le royaume d'Oman, au xiv* siècle encore, le sultan pouvait accorder à une femme, à telle femme qu'il lui plaisait, l'autorisation d'avoir des amoureux selon son caprice et sans que sa parenté eût le droit d'intervenir*.

Le mariage partiel des Arabes hassinyeh n'est donc pas aussi surprenant qu'il le semble au premier abord, quand on l'isole d'autres pratiques du même genre. A vrai dire, même, et tout immoral qu'il soit à nos yeux, il est, par un certain côté, supérieur aux modes primitifs d'association conjugale en usage chez la plupart des peuples sauvages. Sans doute, il dénote une extrême grossièreté morale, mais pourtant il indique aussi un certain respect de l'indépendance féminine contrastant avec la sujétion animale, imposée aux femmes dans la plupart des sociétés peu ou point civilisées. I^ situation de la femme possédée H

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