Ausland, janvier 1867, p
î. Ihii Batùti, t. 11, p. 2îW>MMtr par W. Smilh, in Kinnhi\t ami hiarriage in
80 LtVOLUTION DU MARIAGE ET DE LA FAMILLE.
traitée, comme un simple animal domestique, louée ou prêtée à des étrangers ou à des amis, suivant le caprice d6 son maître, mais ne pouvant qu'au péril de sa vie être sans autorisation infidèle à son propriétaire, est à coup sûr bien plus abjecte encore.
Je n'insisterai pas davantage sur ces ébauches de mariage, unions libres et fugitives, aussitôt rompues que conclues, mariages à fessai, mariages aux trois quarts, mariages à terme, tous attestant le peu d'importance morale que l'homme mal développé attache à funion sexuelle. Pourtant la plupart de ces unions éphémères ou inconn plètes méritent déjà le nom de mariages, puisqu'elles résultent de contrats débattus, de conventions acceptées au moins entre f homme et les parents de la femme. Il s'en faut, du reste, que les hommes de la horde ou de la tribu professent pour ces mariages par à peu près on respect bien rigoureux. L'époux est fort souvent inquiété dans la jouissance de sa propriété féminine, fut-elle légale, et il lui faut toujours être prêt à la défendre.
Chez les Bochimans, dit Lichtenstein, où le mariage est d'ailleurs réduit à sa plus simple expression, c l'homme le plus fort enlève souvent la femme du plus faible», parce que cela lui convient, parce qu'il s'appelle lion.
En fait, ces abus de la force existent, plus ou moins nombreux, dans tous les pays et dans toutes les races, mais il semble que, chez les Peaux-Rouges d'Amérique et chef les Esquimaux, l'opinion publique les ratifie et que la force soit moralement devenue le droit.
Quand un Toski, dit Hoopcr, désire la femme d'un autre, il se bat tout simplement avec son mari.
« Une coutume fort ancienne, dit d'autre part Hearne, veut que les hommes luttent au pugilat pour la possession de leurs femmes. Un homme faible, s'il n'est excellent cha»-